C’est quoi la green guerrilla ?

🌿 Tu connais la Green Guerrilla ?

Années 70. New York.
Une femme visionnaire, Liz Christy et ses potes découvrent une friche urbaine et s’en empare.

Pas par la force. Par les plantes.

Ils décident de végétaliser ces espaces publics abandonnés, sans attendre l’autorisation de quiconque.
Résultat : des coins de nature sauvage en plein béton, partagés avec tout le monde.
💥 C’est la naissance de la Green Guerrilla : la guérilla verte.

Une forme de désobéissance civile douce, poétique et percutante.
Pas autorisée en France (comme le street art à ses débuts), mais ô combien inspirante.

  • Il booste la biodiversité et la pollinisation.
  • Il apaise : les plantes ont ce superpouvoir-là.
  • Il rafraîchit nos villes et diminue la pollution.
  • Il crée du lien : les curieux s’arrêtent, discutent, s’émerveillent.
  • Et surtout, il rend le pouvoir au citoyen.
    Quand tu jardines un espace public, tu reprends ta place.
    Tu montres que tu fais quelque chose pour le collectif, et ça change tout.
    Les gens te voient différemment.
    Et toi aussi, tu vois ta rue autrement.

💣 Les fameuses seed bombs (bombes à graines)

L’arme végétale de la Green Guerrilla.
Des petites boules d’argile, de terre et de graines, à lancer dans les coins oubliés des villes.
Pas besoin d’un terrain, pas besoin de budget.
Juste d’un peu de créativité, d’eau et de conviction.

👉 Recette express :

  • 1/3 d’argile (celle des loisirs créatifs marche très bien)
  • 2/3 de terre (le lombricompost, c’est le top)
  • Mélange bien la terre et l’argile, fais y un trou et glisse y des graines comme : trèfle, coquelicot, moutarde, tournesol, plantes sauvages…

💡 Astuce : fais un petit trou dans la boule avec ton doigt, glisse y quelques graines.
Pas plus de 3, sinon elles se gênent.
Et ne panique pas si ta boule n’est pas vraiment ronde ça fonctionnera tout pareil.

🔧 Le kit du parfait Green Guerrier :

  • Récupère tes pots au cimetière ou à la ressourcerie
  • Va en fin de marché chercher des bacs
  • Troc ou récup’ de graines à la mairie, entre voisins ou cueille les à l’automne
  • Et surtout : pas d’achat neuf. Tu trouveras le nécessaire autour de toi il suffit d’ouvrir l’œil.

🌼 Pourquoi pas toi ?

Le printemps est la saison parfaite pour agir.
Pas besoin de partir loin : la nature est au coin de ta rue.
Une boule de terre, trois graines, un geste.
Et qui sait ? Peut-être que ta petite bombe de verdure sera la première d’une longue série. Car la bonne nouvelle c’est que les fleurs pourront à leur tour perdre leurs graines à l’automne pour repousser au printemps suivant.

Parce qu’à force de semer, on finit toujours par récolter. 🌸

Comment faire des bombes de graines ?

🌱 Mycobacterium vaccae… ça te parle ?

C’est une petite bactérie du sol, inoffensive et incroyablement sympathique.
Et si je t’en parle, c’est parce qu’elle pourrait bien être ta meilleure alliée pour le moral.

💚 Une bactérie qui rend heureux ?

Oui, oui, tu as bien lu !
Des études ont montré que Mycobacterium vaccae stimule la production de sérotonine et de dopamine, les neurotransmetteurs du bien-être.

Autrement dit : mettre les mains dans la terre, ce n’est pas seulement bon pour la planète, c’est aussi bon pour la tête.

🧠 Ce que la science nous dit :

  • Le contact avec la terre favorise le passage de cette bactérie dans notre organisme.
  • Elle agit sur notre deuxième cerveau – l’intestin – et influence notre humeur, notre sommeil, notre mémoire et même notre libido 😉
  • Bref, la nature nous soigne, littéralement.

🌸 Et si on faisait entrer le jardin… au travail ?

Tu n’as pas de potager au bureau ? Pas grave 🌿
Je te propose un atelier simple, joyeux et plein de sens : les bombes de graines 💣🌼

Un moment ludique, sensoriel et un peu régressif, qui permet à chacun de retrouver le plaisir du geste simple, celui de plonger les mains dans la terre.

Pendant l’atelier, les collaborateurs rient, échangent, se recentrent.
C’est une bulle hors du temps, un espace où la créativité et la cohésion reprennent racine.

  • il relie les gens,
  • il réveille la créativité,
  • il reconnecte à l’essentiel : à la nature et à soi,
  • on manipule des produits 100 % naturels,
  • il redonne à chacun le pouvoir d’agir : simplement, concrètement, joyeusement.

Et en plus… ça fait du bien au moral (merci Mycobacterium vaccae 😄).

🌿 L’atelier en entreprise

Je l’anime souvent pendant la pause déjeuner et ça donne ça :

  • une bulle de déconnexion,
  • un souffle de nature,
  • et une vraie reconnexion humaine.

On y parle biodiversité, graines locales, choix de la terre
et en toile de fond, des collaborateurs qui échangent sur autre chose que des tableaux Excel 🌸

🌻 La recette : les bombes de fleurs maison

Un petit geste pour nous, un grand pas pour la biodiversité 💚

🪴 Ingrédients :

  • 2/3 de terre (terre de jardin ou terreau)
  • 1/3 d’argile naturelle (trouvable en magasin de loisirs créatifs)
  • des graines mellifères, locales et bio 🌼

✋ Préparation :

  1. Mélange bien la terre et l’argile jusqu’à obtenir une texture homogène.
  2. Forme une jolie boule.
  3. Creuse un petit trou au centre.
  4. Glisse-y les graines.
  5. Referme et lisse bien.
  6. Laisse sécher quelques jours… et c’est prêt !

💡 Lance tes bombes de fleurs dans des espaces verts, friches, ou bords de route — mais PAS dans les zones protégées.

Ou encore une belle idée de cadeau pour la famille, les copains pour que nous soyons encore plus nombreux à prendre soin de notre environnement.

Que dit la législation sur une toilette sèche à domicile  ?

Pour une bonne entente avec vos voisins, si les terrains sont proches il vaut mieux voir avec eux si un composteur de toilettes sèches ne leur posera pas de problème.

En discuter permettra de lever des à priori et de rester en bon terme avec votre voisinage. Ce qui est assez précieux selon moi.

Il faut savoir que lors du dépôt dans le composteur évidemment il y a une odeur mais comme vous allez recouvrir de suite avec les sciures déjà sur place il y aura très peu de mauvaises odeurs.

Vous pourrez vous rendre compte rapidement que votre composteur s’il est bien entretenu (remué régulièrement entre autres) ne sentira pas spécialement mauvais et qu’à terme il sentira l’humus.

Que dit la loi ?

Pour pousser le curseur un peu plus loin voilà le texte de loi qui régit le monde des toilettes sèches.

L’arrêté du 7 septembre 2009 fixe les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif

https://www.assainissement-non-collectif.developpement-durable.gouv.fr/

Pour creuser encore un peu plus, pour le RAE (réseau d’assainissement écologique) il n’existe pas de réglementation précise concernant les toilettes sèches.

Toutefois la question écrite d’une élue du Morbihan au Ministre de l’Ecologie concernant des toilettes sèches en zone d’assainissement collectif a permis d’ouvrir le débat .

« Mme Françoise Olivier-Coupeau interroge M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, à propos de l’application de l’arrêté du 7 septembre 2009 relatif aux modalités d’exécution de la mission de contrôle des installations d’assainissement non collectif régissant également l’installation de toilettes sèches. Elle souhaite savoir si l’installation de toilettes sèches en zone d’assainissement collectif est autorisée et, si tel est le cas, qui est en mesure de délivrer les autorisations et de réaliser les contrôles nécessaires : la commune qui est en charge de l’assainissement collectif ou la communauté de communes qui a la compétence du SPANC ? Elle souhaite aussi connaître les démarches et autorisations préalables à l’installation de ce dispositif, indépendamment de la zone, ainsi que les modalités et critères de contrôle et de gestion de l’installation. »

Une réponse claire  qui fait jurisprudence  a été apportée le 19 avril 2011 et publiée au journal officiel :

« L’arrêté du 7 septembre 2009, fixant des prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif de moins de 20 équivalents habitants autorise l’installation de toilettes sèches, sous réserve qu’elles ne génèrent aucune nuisance pour le voisinage, ni rejet liquide en dehors de la parcelle, ni pollution des eaux superficielles et souterraines. Dès lors que les prescriptions techniques sont respectées, et notamment la gestion des sous-produits, ce type d’installation est autorisé, y compris dans les zones d’assainissement collectif. L’article R. 111-3 du code de la construction et de l’habitation précise en effet que « le logement doit être pourvu d’un cabinet d’aisances intérieur au logement et ne communiquant pas directement avec les cuisines et les salles de séjour », sans en préciser la nature. La mission de contrôle de ces installations relève de la compétence des communes, conformément à l’arrêté du 7 septembre 2009 relatif aux modalités d’exécution de la mission de contrôle des installations d’assainissement collectif. Il appartient à la commune de s’organiser localement pour définir quel service est le plus compétent en la matière dans le cadre d’installation de toilettes sèches dans une zone d’assainissement collectif. Dans le cadre du plan national sur l’assainissement non collectif, des actions sont prévues pour faire un état des lieux sur la mise en oeuvre de cette filière et proposer des mesures d’accompagnement. Une étude est d’ores et déjà disponible sur le site Internet www.toilettesdumonde.org. L’adresse du site Internet dédié à l’assainissement non collectif est http://www.assainissement-non-collectif.développement-durable.gouv.fr. »

Combien de temps les matières doivent elles maturer dans le bac à compost ?

Le composteur que je remplis tout le long de l’année est mis en maturation 1 fois l’an. Mais tout dépendra de la composition de la famille. Peut être que vous serez obligé de le faire plus souvent selon le volume.

En général c’est en automne que je transfère tout du composteur au composteur de maturation et là ça reste 18 mois.

Et enfin au bout de 18 mois je mets au pied des buissons, des fleurs, des arbres.

Le volume baisse au fil du temps et il ne reste qu’1/3 environ du volume initial.

Donc pas d’inquiétude vous n’en aurez pas tant que cela.

Mon composteur de toilette sèche était plein au départ, voilà une photo de mon bac de maturation au bout de 18 mois. Autant dire plus grand chose. Moins d’1/3 je pense.

Envie d’en savoir plus ? Je vous laisse mettre un commentaire ou bien me contactez via mon site.

Créez vous-même votre prairie mellifère 

Vous êtes débutant dans le domaine de la jardinerie, et vous avez envie de vous lancer à créer vous-même votre prairie mellifère ? Alors c’est ici, que vous allez vous cultiver.

Même si tu n’es pas une jardinière, c’est très simple de se lancer pour réaliser sa propre prairie. Pour cela, pour faire venir la biodiversité dans ton jardin et la conserver, ce n’est pas compliqué, il faudra que tu choisisses une zone réservée à l’emplacement de ta future prairie.

Personnellement ayant un grand terrain j’ai délimité une zone avec 4 bouts de bois et de la ficelle afin de m’assurer que la tondeuse n’allait pas par inadvertance sur cette zone. Mais toute zone du jardin fera l’affaire que ce soit un talus ou des zones non entretenues. Et ce qui est parfait c’est une zone en moins à tondre, donc moins de boulot aux beaux jours.

Tu devras acheter des graines ou trouver des personnes qui font des dons de graines. Il y a de nombreuses plateformes dédiées aux dons de graines gratos que ce soit pour les fleurs ou les légumes sur le net ou dans les associations de ton quartier.

Dès que tu seras prêt.e à te lancer, tu auras deux façons de les semer. Soit en les jetant à la volée, en laissant faire la nature pour développer la biodiversité, ou bien, planter tes graines dans la terre, de façon à structurer un peu plus ton espace.

Si tu n’as pas de temps libre pour débuter la plantation de ta prairie sache que ce n’est pas si long que ça. 🙂

Essaye d’y penser à l’avance en bloquant sur ton agenda 1 h histoire de planter au bon moment pour ne pas être en retard avec la saison, et d’être dans les temps pour la floraison. Un super projet et moment à partager avec les enfants et la famille en leur expliquant pourquoi il est important de faire rentrer la biodiversité dans son jardin. Chaque instant passé à construire un petit morceau de ta prairie te produira du bien-être, un havre de paix pour les fleurs, les insectes, un endroit reposant, de contemplation.

Alors, toujours tenté.e de faire ta part de colibri et de naître de nouvelles vies dans ton jardin ?

Si vous avez un doute sur la manière de la pousse de vos graines, regardez sur le sachet ou sur un site pour vous renseigner 😉.

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